Comment équilibrer son budget maison ?

La méthode. Elle est vieille comme Hérode et repose sur une idée banale : ne pas dépenser plus qu'on ne gagne. Facile à dire quand vous tombent dessus des impondérables divers, et que tout autour de vous vous incite à faire exactement le contraire : parce c'est Noël, les vacances, les soldes, la fête des mères, Pâques ou la Saint Valentin, et qu'il faut bien se faire plaisir… Pour garder la tête froide, la solution est simple comme un devoir d'écolier : chaque année, au moment de votre déclaration d'impôt par exemple – c'est-à-dire à un moment peu propice à la rigolade – calculez tous vos revenus fixes d'un côté, puis tous vos frais fixes de l'autre, diviser le montant des uns et des autres par 12, et comparez. Ce qui reste après soustraction vous donnera une idée de ce que vous pourrez ajouter en dépenses occasionnelles (loisirs, sorties, aménagement intérieur, vacances, cadeaux…), et la sagesse voudrait que vous en ajoutiez une petite louche pour anticiper les « tuiles » : réparation de la voiture, entretien de la maison, remplacement inattendu de l'aspirateur ou du frigo.

Un bilan régulier. En cours de mois, faites régulièrement un bilan d'après vos extraits bancaires, et en fin de mois, faites le point. Si vous avez dépensé plus que prévu, cherchez-en la cause. Il peut s'agir de dépenses superflues, de coups de cœur imprévus, d'une surchauffe de votre carte bancaire. Si c'est le cas, mettez-la résolument au frais quelque temps.

Eau, électricité, chauffage… Attention, dépenses sous surveillance !

Faire des économies d'énergie, tout le monde en parle, et ce n'est pas un phénomène de mode : économiser nos ressources en eau, réduire nos consommations en électricité et gaz, acquérir des éco réflexes pour restreindre, voire recycler, notre production de déchets, participent non seulement à sauvegarder notre environnement, mais aussi à réduire notre dépendance aux énergies (et les factures qui vont avec !). Éclairage, chauffage, consommation d'eau… De la chasse d'eau au robinet de la cuisine, de l'éclairage de la cave à celle du jardin, du four au sèche-linge, tout peut désormais se programmer, se moduler, « s'horodater » pour vous permettre de maîtriser votre budget « énergies ».

L'éclairage. L'idéal serait de se passer autant que possible de la lumière artificielle, du lever à la tombée du jour. Comment ? En laissant entrer au maximum la lumière naturelle dans vos pièces à vivre et en faisant en sorte qu'elle se réfléchisse sur des surfaces claires (murs et planchers) et des miroirs. Sinon, si vous le pouvez, remplacez vos ampoules traditionnelles par des ampoules à économie d'énergie (ampoules basse consommation, ampoules LED) qui durent trois fois plus et consomment trois fois moins. De toute façon, les ampoules à incandescence vont bientôt disparaitre par souci écologique. Installer des va-et-vient dans les couloirs et escaliers, éteindre vos lampes lorsque vous quittez une pièce, débrancher vos appareils en veille (lecteur DVD, téléviseur, ordinateur…) sont autant d'éco réflexes contribuant à limiter à vos stricts besoins votre consommation en éclairage.

Le chauffage. Que vous vous chauffiez au bois, au fioul ou à l'électricité, votre chauffage sera d'autant plus performant que vos portes, fenêtres, murs, toitures et murs seront bien isolés, sans obstruer les bouches d'aération. Désormais, le chauffage électrique se programme sur deux modes « confort » et « éco ». Les offres d'installation « sans gaspillage » sont multiples, mais l'essentiel encore une fois est d'en optimiser les avantages en prenant de bonnes habitudes comme nettoyer régulièrement les convecteurs pour les rendre plus efficaces. En cas d'absence prolongée, les laisser sur la position hors-gel. Faire entretenir chaque année la chaudière par un professionnel (8 à 12 % d'énergie consommée en moins). Fermer la trappe de votre insert quand le feu est éteint. Fermer vos rideaux et volets la nuit pour conserver la chaleur. Et surtout ne pas hésiter à baisser d'1 °C la température de son logement : c'est 7 % d'énergie de chauffage économisé.

L'eau. Un robinet qui goutte, c'est 4 litres par heure, soit 35 000 litres d'eau en plus par an ! S'il s'agit d'eau chaude, la fuite aura aussi une incidence sur votre facture d'électricité. Surveiller les fuites d'eau, privilégier la douche au bain (cinq fois moins de litres d'eau dépensés), utiliser autant que possible l'eau de pluie pour le jardinage, sont autant de bonnes solutions pour préserver notre capital en eau douce. Mais à vrai dire il est facile de réaliser des économies en eau, en équipant tout ce qui peut l'être de matériels qui visent à la même chose, qu'on les appelle mousseur, aérateur économique, robinet thermostatique, ou brise-jet…

Chauffe-eau, frigo, lave-linge, four et lave-vaisselle. À l'achat, soyez attentif à la consommation d'énergie de vos appareils ménagers en consultant leur étiquette (A pour la plus faible consommation, G pour la plus forte). À l'usage, programmez tout ce qui peut l'être en heures creuses. Si votre eau est très calcaire, pensez à faire détartrer tous les deux ou trois ans votre ballon d'eau chaude ou chauffe-eau ou équipez-les d'adoucisseur ou de résistance adaptée, car la formation du tartre peut augmenter le temps nécessaire à chauffer l'eau, et donc votre consommation d'électricité. Pour le lave-linge privilégiez les cycles à 30 °C ou 40 °C, ils consomment trois fois moins d'énergie qu'un cycle à 90 °C, et pensez à utiliser la touche « éco « (25 % d'économie d'énergie par rapport à un lavage normal). Idem pour le lave-vaisselle, dont l'utilisation n'a pas pour seul avantage de faire gagner du temps : par rapport à un lavage de vaisselle à la main, une machine vous fait économiser jusqu'à un tiers de consommation d'eau.

Comment choisir son poêle à granule ?

Puissance, marque, prix, comment bien choisir son poêle à granulés ?

Beaucoup de consommateurs se demandent comment choisir son poêle à granulés ou poêle à pellets. Et la question se pose effectivement au regard du choix proposé dans les grands magasins de bricolage et dans les magasins spécialisés. Cet appareil de chauffage devra être sélectionné selon différents critères que nous allons aborder ici. Type de poêle, puissance, marque, prix, programmation, découvrez comment faire le bon choix pour obtenir un chauffage performant pour votre logement. Nous allons également évoquer la manière d'entretenir un poêle à granulés et aborder l'assurance habitation pour savoir comment un éventuel sinistre pourrait être pris en charge et surtout, dans quelle mesure.

Les différents types de poêles à granulés

Pour savoir quel poêle à granulés choisir, il faut tout d'abord s'intéresser aux différents types de poêles. Il existe trois modes de diffusion de chaleur à savoir la convection naturelle, le poêle ventilé et le poêle canalisable. Dans le cadre d'une convection naturelle, votre appareil de chauffage ne dispose pas de ventilateur, la diffusion est, comme son nom l'indique, naturelle. Avec le poêle ventilé, cette fois, on découvre un appareil de chauffage doté d'une ventilation supérieure ou frontale. Quelle que soit la hauteur sous plafond, le poêle diffuse la chaleur dans tous les espaces. Enfin, le poêle canalisable est doté d'une ventilation supplémentaire qui permet de répartir la chaleur plus facilement dans des espaces cloisonnés. C'est une solution à envisager si vous souhaitez chauffer des pièces à un étage supérieur (une salle de bains, une chambre, etc.).

Quelle puissance pour votre poêle ?

La puissance est un critère important lorsque l'on cherche comment choisir son poêle à granulés. En effet, c'est celle-ci qui va déterminer si un poêle est à même de chauffer tout votre espace ou si vous devez opter également pour d'autres appareils de chauffage d'appoint. De manière générale, les poêles à granulés sont à même de chauffer des surfaces pouvant atteindre 110 m². La puissance est calculée selon le volume à chauffer ainsi que la nature de votre isolation. Bien évidemment, une maison mal isolée n'offrira pas le même confort malgré un poêle puissant. Il est estimé qu'il faut 0,1 kW pour chauffer 1 m². Dans une maison labellisée RT2012 et donc correctement isolée, il faut envisager un poêle à pellets de 6 kW. Songez également au moment du choix qu'il existe un label Flamme Verte qui permet de trouver les poêles les plus performants.

Marque, prix, comment faire le bon choix ?

Vous vous demandez quelle marque choisir pour un poêle à granulés. Il existe diverses marques capables de vous proposer un appareil de chauffage performant. Parmi celles que l'on retrouve le plus fréquemment, citons Invicta, Godin, Rika, Supra, ou encore Strauss. Chaque marque propose sa propre gamme, le choix se fera non seulement en fonction des caractéristiques du poêle (puissance capacité du réservoir, programmation, etc.), mais aussi en fonction de son aspect esthétique. Quant au prix du poêle à granulés, il peut fortement varier d'une marque à l'autre, mais aussi selon les modèles. De manière générale, il faut compter entre 3 000 et 7 000 €. Cela peut paraître une somme importante, mais n'oubliez pas que cela vous permet non seulement de réaliser une économie d'énergie (le poêle cesse de fonctionner lorsqu'il a atteint la température désirée), mais aussi de bénéficier d'un crédit d'impôt.

Quelle programmation pour votre poêle ?

Autre critère de choix : la programmation. Contrairement à un poêle à bois, le poêle dispose d'un système électrique qui permet de le programmer, un avantage non négligeable pour gagner en confort. Le poêle à pellets peut être programmé selon des plages horaires, des jours de la semaine, etc. Naturellement, vous pouvez aussi utiliser la fonction manuelle si vous êtes chez vous. Vous pouvez définir la température que vous souhaitez obtenir, un bon moyen de réaliser des économies d'énergie. Selon les modèles, il est également possible de moduler la vitesse d'admission de l'air et d'ajuster le débit. Aujourd'hui, il est même possible de piloter certains poêles à distance avec son smartphone.

Comment entretenir son poêle à granulés ?

Le poêle à granulés ou à pellets est spécifique. Tandis que la poêle à bois nécessite simplement un ramonage par an, le poêle à granulés est un système de chauffage plus exigeant, notamment en raison de la présence d'un système électrique et de sa conception même. Il est conseillé de nettoyer le creuset, le cendrier et la chambre de combustion une fois par semaine. De plus, un professionnel doit intervenir une fois par an pour démonter la chambre de combustion, changer éventuellement les joints d'étanchéité et ramoner le conduit.

Quid de l'assurance habitation ?

Votre poêle à granulés sera couvert par la garantie incendie de votre assurance habitation. Il est conseillé d'avertir votre compagnie dans le cadre de l'installation d'un tel mode de chauffage afin qu'elle ait connaissance du risque. Attention toutefois, 40% des incendies graves sont liés à un défaut de ramonage. Si votre maison prend feu et qu'il est avéré que votre poêle à granulés non entretenu en est la cause, vous pourriez tout simplement ne pas être indemnisé.