conduite accompagnée

La conduite accompagnée (AAC)

Se présenter au permis déjà doté d'une expérience à la conduite, c'est le choix que font beaucoup d'adolescents pour anticiper leur apprentissage et décrocher plus vite leur carton rose une fois leur majorité atteinte. Parents, lisez ce qui suit pour tout connaître sur la conduite accompagnée, les avantages et votre rôle en tant qu'accompagnateur. Et préparez-vous à passer beaucoup d'heures de conduite à côté de votre ado !

La conduite accompagnée : comment ça marche ?

La conduite accompagnée, de son vrai nom "Apprentissage Anticipé à la Conduite" (AAC), s'adresse à tous les postulants au permis de conduire de 15 à 18 ans. Il faut également avoir l'accord de son représentant légal et une attestation de l'assureur du véhicule conduit. Pendant le stage et la conduite accompagnée, le formateur de l'auto-école suivra la progression de l'élève grâce à trois rendez-vous dont deux pédagogiques (un livret de conduite est tenu à jour tout au long de la formation). C'est lui encore qui estimera si l'élève est en mesure de passer son permis ou pas.

La première étape est de passer son code. Une fois le code en poche, l'élève suit à l'auto-école une formation à la conduite de 20 heures au minimum. Dès que les bases essentielles de conduite et de sécurité routière sont acquises, l'enseignant délivre une attestation de fin de stage et organise un premier rendez-vous avec l'élève et le futur accompagnateur. L'enseignant dispense alors ses conseils aux deux parties pour bien commencer la période de conduite accompagnée. Le jeune conducteur va devoir effectuer 3 000 km sur une période de 1 à 3 ans dans des situations diverses (conduite en ville, sur route ou autoroute, de nuit, en montagne…) et ce, sous la responsabilité de son accompagnateur.

Le 1er rendez-vous pédagogique a lieu avec d'autres élèves et leurs accompagnateurs, quatre et six mois après le début de la conduite accompagnée (délivrance de l'attestation) et le 2e rendez-vous pédagogique après les 3 000 km obligatoires. Une phase de conduite est également prévue pour mesurer les progrès réalisés par l'élève et apporter les conseils nécessaires pour continuer la conduite accompagnée dans de bonnes conditions.

Le candidat peut se présenter dès l'âge de 17 ans et demi aux épreuves pratiques du permis de conduire. En cas de succès, il pourra ainsi commencer à conduire seul dès le premier jour de sa majorité.

Il ne faut pas confondre la conduite accompagnée avec la conduite supervisée destinée au plus de 18 ans.

Les avantages de l'apprentissage anticipé de la conduite

  • Le tout premier objectif visé par ce dispositif mis en place en 1990 est de réduire considérablement l'accidentologie des jeunes automobilistes. L'AAC n'est pas une solution miracle, toutefois les statistiques démontrent que les jeunes conducteurs qui l'ont suivi ont 4 à 5 fois moins d'accidents que les conducteurs novices issus de la formation traditionnelle, dans la même tranche d'âge.
  • Il peut également passer son permis à 17 ans et demi mais ne pourra conduire que le jour de son anniversaire de ses 18 ans !
  • Un jeune conducteur, qui a déjà 3 000 kilomètres de conduite bien encadrée se donne logiquement plus de chance de décrocher son carton rose qu'un conducteur inexpérimenté. Le taux de réussite pour obtenir la première fois son permis à l'examen se situe respectivement autour de 74 % pour le premier contre 55 % pour le second.
  • La conduite accompagnée permet de réduire la période probatoire du permis à 2 ans au lieu de 3 ans et donc d'acquérir plus rapidement les 12 points !
  • Lorsqu'un candidat obtient le permis de conduire, l'auto-école lui délivre une attestation de fin de conduite accompagnée. Cette attestation doit être remise à l'assureur et permet d'obtenir le plus souvent un tarif préférentiel sur son assurance « jeune conducteur ».

La formule qui roule

L'accompagnateur doit être titulaire du permis B depuis + de 5 ans. Il est responsable de l'élève et ne doit pas avoir fait l'objet d'une annulation ou d'une suspension du permis de conduire dans les 5 années précédentes. L'accompagnateur doit avoir également obtenu au préalable l'accord de sa compagnie d'assurance. L'assureur peut refuser si l'accompagnateur a commis des infractions graves.

L'élève est responsable de son comportement et sera sanctionné pour d'éventuelles infractions. Il doit respecter les limitations de vitesse s'appliquant aux conducteurs novices. La responsabilité de l'accompagnateur peut aussi être reconnue dans le cas d'une infraction ou d'un accident.

Le véhicule doit avoir deux rétroviseurs extérieurs latéraux : celui de droite est utilisé par l'accompagnateur. Un signe distinctif "conduite accompagnée" doit être apposé à l'arrière du véhicule pour signaler la présence au volant d'un apprenti.

Le livret d'apprentissage et le document d'extension de l'assurance tiennent lieu de justificatifs aux yeux des forces de l'ordre. Mais attention ! Ces documents ne sont valables que dans l'hexagone : il est interdit aux conducteurs en apprentissage de franchir les frontières.