Examen du permis

L'examen du permis de conduire

En France, environ 80% des permis de conduire délivrés par les préfectures sont des permis B (permis auto). Le taux de réussite aux épreuves théoriques tourne autour de 70% des inscrits, même si celui-ci a fortement baissé depuis la réforme du 2 mai 2016. Quant aux épreuves pratiques du permis B, le taux de réussite s'élève à environ 60% des inscrits. Pour obtenir ce permis de conduire, il faut réussir les épreuves théorique et pratique. Décryptage.

L'épreuve théorique

L'inscription à l'examen du permis de conduire n'est possible que pour les personnes ayant plus de 17 ans. Cette limite est ramenée à 15 ans dans le cadre de l'Apprentissage Anticipée de la Conduite (AAC). Les candidats français ayant plus de 16 ans doivent être en règle vis-à-vis de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC). Les Attestations Scolaire de Sécurité Routière (ASSR) de 1er et 2ème niveaux, ou à défaut l'Attestation de Sécurité Routière (ASR), sont également un préalable à toute inscription. Le candidat est dispensé de l'épreuve théorique, s'il possède un permis de conduire d'une autre catégorie depuis moins de 5 ans.

L'épreuve théorique générale (ETG), communément appelée le code de la route, valide les connaissances théoriques du candidat à travers 40 Questions à Choix Multiples (QCM). Si le nombre de bonnes réponses est supérieur ou égal à 35, le candidat est déclaré reçu et obtient ainsi son code.

Depuis le 2 mai, l'ETG du permis de conduire a été modernisée avec une base de 1000 nouvelles questions qui abordent 10 nouveaux thèmes, organisés en 9 familles. Quant à la durée de l'examen, elle est d'environ 25 minutes. En plus, depuis le 1er juin 2016, l'épreuve collective est remplacée par une épreuve individuelle utilisant une tablette et des écouteurs.

A savoir : depuis le 13 juin, la Poste et le groupe SGS ont obtenu l'agrément de l'Etat pour devenir centres d'examen pour le Code de la Route. En pratique, il sera donc désormais possible de passer l'épreuve théorique dans un site de la Poste ou du groupe SGS.

L'épreuve pratique

Après la réussite au code, le candidat peut se présenter à l'épreuve de conduite, au maximum 5 fois ou dans un délai maximal de 5 ans. Cette évaluation chiffrée, effectuée par un expert, quantifie le niveau d'acquisition des compétences du candidat, tels que le respect du code de la route, la connaissance et la maîtrise du véhicule, la capacité à assurer sa sécurité et celles des autres usagers de la route, la conduite économique, la courtoisie au volant...

La durée totale de l'épreuve est de 32 minutes, incluant les formalités administratives et l'installation du candidat. La durée minimale du test de conduite est de 25 minutes. Il s'effectue sur un parcours en agglomération et en dehors de celle-ci. De plus, il est demandé au candidat de réaliser une vérification technique en rapport avec la sécurité routière, d'effectuer certaines manœuvres comme une marche arrière, un stationnement, un arrêt de précision... La réussite à l'examen de conduite consiste à obtenir au moins 20 points sur les 30 possibles, sans avoir commis d'erreur éliminatoire comme le non-respect d'un stop ou d'un feu rouge.

Conseils pour réussir

Pour mieux appréhender l'épreuve du code, il est nécessaire de se préparer avec des documents qui tiennent compte de la réforme 2016, notamment la nouvelle base de questions, les nouveaux thèmes et la nouvelle philosophie de l'examen. Le candidat doit s'approprier les nouveaux thèmes introduits par la réforme tels que l'usage des nouvelles technologies (e-call, ABS, ESP, AFU, GPS...), les principes de la conduite économique et écologique (économie en carburant, pollutions sonores...), les premiers gestes de secours sur un lieu d'accident...

La nouvelle philosophie de l'examen n'est plus basée uniquement sur la restitution des connaissances. Elle cherche en plus à vérifier que le candidat comprend ce qu'il a appris, pour pouvoir identifier les situations à risque et agir en conséquence.

Concernant l'épreuve de conduite, le candidat doit d'abord veiller à ne pas commettre d'erreurs éliminatoires, en particulier :

  • la circulation à gauche sur une chaussée à double sens
  • le franchissement d'une ligne continue
  • le refus ou l'abus de priorité
  • le non-respect d'une signalisation intimant l'arrêt ou limitant la vitesse
  • la circulation en sens interdit...

Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive. Pour finir, il est important de garder son sang-froid, d'afficher une certaine confiance et de rester concentré. Même si une erreur est commise, ne pas dramatiser et rester combatif.

Les résultats et la délivrance du permis

Pour les épreuves théorique et pratique, les résultats sont connus 48 heures après le jour de l'épreuve. Les résultats de l'ETG sont communiqués aux candidats soit par courriel, soit par voie postale.

Concernant les résultats de l'épreuve de conduite, l'inspecteur n'est pas tenu de communiquer les résultats oralement. Un site web de la sécurité routière permet de connaître et de télécharger les résultats de l'épreuve. La réussite à l'examen s'affiche par la mention "Favorable" qui apparaît sur le Certificat d'Examen du Permis de Conduire (CEPC). La version électronique sur smartphone ou la version imprimé, accompagné d'une pièce d'identité, font foi du permis de conduire pendant 4 mois, le temps d'obtenir le permis.

Si la mention "Insuffisant" est reportée sur votre bilan de compétences, elle s'accompagne des raisons de l'échec et des remédiations et améliorations possibles.

obtention permis

Le permis probatoire

Le permis obtenu par un conducteur novice est un permis probatoire. Il l'est aussi pour ceux qui le repassent à nouveau lorsque l'ancien permis a été invalidé par un juge ou a perdu tous ses points. Ce permis possède un capital initial de 6 points, au lieu de 12 points, pendant une période probatoire de trois ans. Cette période est réduite à 2 ans pour un permis de conduire obtenu par la formule de l'AAC. Le but de cette démarche est la diminution du taux d'accidents des conducteurs ayant obtenu un nouveau permis.

A la fin de la période probatoire et si le conducteur n'a perdu aucun point, son capital est graduellement augmenté de 2 points par an, 3 points par an pour la formule de l'AAC, pour atteindre les 12 points. Le permis probatoire est un permis facile à perdre qui incite son détenteur à plus de vigilance pour une conduite citoyenne.