Vivre en colocation sans fausse note : mode d'emploi en 7 conseils

Économique, conviviale, permettant d'habiter en centre-ville, la colocation s'impose souvent comme la solution idéale pour les étudiants et les jeunes actifs. Et même au-delà. Mais cette expérience de vie communautaire peut rapidement passer du rêve au cauchemar : colocataires qui laissent la vaisselle s'accumuler dans l'évier, ménage que personne ne fait pendant six mois, fiestas ininterrompues pendant que les autres essaient de réviser… Que vous vous lanciez dans l'aventure avec des amis ou avec des inconnus, voici 7 conseils pour vivre en colocation sans fausse note.

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Pour bien vivre en colocation, il faut connaître les obligations de base

La coloc, c'est le partage d'un appartement ou d'une maison avec plusieurs personnes. Cela suppose de connaître les principales obligations qui vont avec. Sachez notamment que la colocation, comme la location classique, nécessite d'en passer par la signature d'un bail. Celui-ci peut être commun à tous les colocataires (auquel cas la clause de solidarité s'applique pour le paiement du loyer) ou individuel (un bail par colocataire, pas de clause de solidarité, chacun est responsable de sa part). Sa durée est d'un an pour un logement meublé et de trois ans pour un bien vide. Quant au loyer et aux charges, ils sont partagés équitablement.

Attention : vivre en colocation n'est pas la même chose que vivre en sous-location. Dans ce dernier cas, le loyer n'est pas forcément partagé de façon égale et le versement se fait à l'un des colocataires (et non au propriétaire).

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Apprendre à gérer le budget commun pour une colocation sereine

Les bons comptes font les bons amis… et les bons colocataires ! Dès votre arrivée, mettez les choses au clair concernant le loyer : division à parts égales, modes de versement, date limite à respecter chaque mois, etc. C'est la pierre angulaire de toute coloc qui se respecte. Mais n'oubliez pas que ce n'est pas le seul poste de dépense à considérer dans votre budget. Il faut compter avec les charges (eau, électricité, gaz), la redevance télévisuelle, les taxes annuelles (taxe habitation et d'enlèvement des ordures ménagères), l'abonnement à Internet, l'achat des produits utiles à la communauté (papier toilette, produits d'entretien, etc.). Pour éviter qu'un des habitants ne se plaignent parce que l'un d'eux prend trois bains par jour, veillez à budgéter ces dépenses et à les partager de façon équitable.

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Sélectionner ses colocataires avec soin

Pour garantir une cohabitation dans les meilleures conditions, le secret réside dans la compatibilité des modes de vie. Si vous êtes un obsédé du ménage et que vos colocataires sont plutôt lestes de ce côté-là, vous risquez de vous arracher les cheveux. Idem si l'un d'eux est du genre festif quand les autres sont étudiants et résolument studieux, ou s'il y a des fumeurs et des non-fumeurs. L'adéquation entre les attitudes et les habitudes de vie est un critère essentiel pour une colocation sereine et durable. Commencez par étudier vos points communs et vos différences. Mais ne soyez pas non plus trop fermé : on peut être complètement différent et s'entendre parfaitement !

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Établir un règlement intérieur

Avant d'en arriver à afficher un ultimatum du type « l'appartement, tu l'aimes ou tu le quittes ! », faites en sorte d'instaurer des règles claires et indiscutables dès le départ. Établir un règlement intérieur permet de vivre en colocation dans les meilleures conditions… Dès lors que tout le monde est d'accord pour les respecter. Ces règles doivent encadrer les points essentiels de la vie en commun : comment répartir le loyer ? Qui fait le ménage et quand ? Comment gère-t-on les courses alimentaires et les denrées à disposition ? Qui peut-on inviter et à quels moments de la semaine ? Et surtout, question primordiale : quelle place donner aux conjoint(e)s ? Pour autant, tâchez de ne pas tomber dans l'extrême en transformant la cohabitation en dictature. S'il y a trop de règles et qu'elles deviennent absurdes, personne ne voudra plus s'y conformer.

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Bien choisir son emplacement

En matière de colocation, l'emplacement est un critère déterminant. Rien ne sert de vous installer ensemble si c'est pour passer votre temps dans les transports en commun. L'idéal, c'est de pouvoir trouver un compromis entre vos obligations (la fac, le travail), vos besoins quotidiens (les commodités de base : transports, commerces, etc.) et vos moyens financiers (habiter en centre-ville étant forcément plus cher qu'en périphérie). Le type de logement est également très important.

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Veiller à ce que chacun ait suffisamment d'intimité

Pour que la colocation soit viable, il est une règle d'or : un espace privé pour chacun. Même si toutes les autres pièces sont communes (séjour, cuisine, salle de bain), chaque colocataire doit avoir sa propre chambre indépendante des autres. C'est d'autant plus important que le manque d'intimité peut rapidement peser sur le moral des habitants. En outre, celle-ci devient de facto un territoire réservé, où vous avez toute latitude pour exprimer votre personnalité en termes d'ameublement et de décoration. S'il vous est impossible de survivre sans vos plantes vertes ou votre collection de canards en cristal, votre pièce personnelle sera votre jardin secret.

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Communiquer et faire des concessions

Vivre en colocation, c'est faire l'expérience de la vie commune, et donc partager un espace à plusieurs. Il est donc important d'apprendre à faire avec. Le comportement de votre colocataire vous déplaît ? Au lieu de creuser des tranchées et d'installer vos canons pour tenir le siège de sa chambre, essayez de commencer par un brin de communication : « Dis, c'est toi qui as oublié de débarrasser la table hier soir ? ». Une remarque douce peut vous économiser des mois de guerre. La vie à plusieurs suppose aussi de faire des concessions. L'appartement s'est transformé en bar à bière le temps d'une soirée ? Relativisez : c'est samedi soir. Par contre, si la même chose arrive trop souvent, ou en pleine semaine alors que vous devez vous lever pour aller au travail, il faudra y mettre très vite le holà.